Chute brutale des ventes Les résultats de la fin de l’année illustrent bien la dureté de la crise. Le moral des industriels et des ménages atteint son plus bas niveau historique. Les carnets de commandes se sont nettement dégarnis et les stocks sont au plus haut. Par ailleurs, la consommation fléchit et le chômage refait son apparition. Dans ce contexte, la production industrielle chute de plus de 10 % au quatrième trimestre par rapport à la même période de 2007. Désormais, compte tenu du déséquilibre entre l’offre et la demande de matières premières et surtout étant donné les niveaux de prix très élevés atteints précédemment, on entre dans une période où les tarifs vont rapidement chuter. Mis à part sur le minerai de fer où les prix des contrats sont décidés à terme, le repli est très sensible sur les autres produits. Les plastiques, les textiles et les métaux non ferreux sont les plus concernés par cette tendance. Au niveau des prix des matières recyclées, les régressions sont encore plus nettes et ce pour l’essentiel des matières. Le papier-carton perd 50 % de sa valeur et les ferrailles - 15 % à un an d’intervalle. Le marché de la récupération, du recyclage et de la valorisation s’avère très sévèrement touché par la crise actuelle : les volumes commercialisés ont chuté de 11 % entre le quatrième trimestre 2008 et le quatrième trimestre 2007. Sur l’ensemble de l’année, les ventes progressent de manière limitée de l’ordre de + 1,5 % à un an d’intervalle. Ajouté à la baisse des volumes, les nets replis des prix, le chiffre d’affaires de la profession s’effondre du tiers de sa valeur au dernier trimestre de l’année. Sur l’année entière, les résultats progressent tout de même de 3 % par rapport à 2007. Tous les secteurs sont ébranlés et plus particulièrement les ferrailles, les métaux non ferreux et les plastiques. Seuls les volumes de papiers-cartons et de verre échappent à la crise avec des hausses limitées de + 1 % à un an d’intervalle. Au niveau de l’activité des déconstructeurs automobiles, les volumes de véhicules collectés enregistrent une diminution très modérée, le chiffre d’affaires accusant un recul nettement plus sensible.
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