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| | PROVENANCE | Les termes de ferrailles fonte et acier désignent à la fois les déchets de fabrication qui apparaissent entre le stade du métal liquide et la mise à la consommation du produit industriel final et les objets métalliques mis au rebut. On distingue trois grandes catégories de ferrailles en fonction de leur origine
Les chutes propres de la sidérurgie
II s'agit de ferrailles de qualité, dont les caractéristiques sont exactement connues et qui représentent donc pour l'aciériste une matière première de choix. A de très rares exceptions près, ces ferrailles sont intégralement recyclées au sein même de l'usine qui les a produites, les exceptions étant constituées par des échanges mineurs entre usines sidérurgiques.
Les chutes propres de la sidérurgie représentent actuellement 35% de la consommation globale de la sidérurgie nationale.
(L'extension de la coulée continue a pour effet de réduire très sensiblement les chutes propres).
Ces chiffres nationaux recouvrent des réalités très diverses à l'échelon des usines Pour une aciérie électrique alimentée à 100 pour 100 en ferrailles, l'utilisation des chutes propres ne sera guère que de l'ordre de 15% de la ressource globale ; par contre, une usine intégrée utilisant des convertisseurs à oxygène, sans coulée continue, pourra fonctionner sans achat extérieur de ferrailles.
Les chutes des usines de transformation
Elles comprennent tous les déchets ferreux produits par les usines qui utilisent comme matière première des produits sidérurgiques ou des éléments de fonderie.
Ces ferrailles sont de qualités très inégales.
Dans les meilleurs cas, on en connaît exactement les caractéristiques et elles sont exemptes d'impuretés.
A l'inverse, des tournures huileuses ou des déchets étamés ou galvanisés auront un écoulement plus difficile.
Ces ferrailles sont dites " fatales " parce que leurs producteurs n'ont pas toujours la possibilité de les stocker et doivent s'en défaire rapidement ; de plus, les tournures s'oxydent, le cycle entre leur production et !e retour en aciérie est donc assez bref, de l'ordre de quelques semaines ou quelques mois.
Ces ferrailles transitent normalement par le négoce de la ferraille. Mais on assiste depuis quelque temps à des tentatives de la sidérurgie pour s'approprier directement ces chutes.
En outre, depuis quelques années, on voit apparaître des chutes neuves de fabrication qui sont de plus en plus polluées (électro-zinguage) en raison des revêtements de surface utilisés.
La ferraille de récupération
Elle comprend toute la fonte et l'acier inclus dans des objets qui sont soit mis au rebut, soit démolis. On trouvera sous cette rubrique des éléments aussi divers que les épaves automobiles, le matériel ferroviaire roulant et fixe, les démolitions de charpentes métalliques, les vieilles machines industrielles, l'équipement agricole réformé, l'électroménager hors d'usage, etc...
La qualité de cette ferraille est éminemment variable ; excellente quand il s'agit, par exemple, de vieux rails ou de ferrailles navales, elle est médiocre quand il s'agit de ferrailles légères qui ont fait l'objet de revêtements divers et sont parfois contaminées par la présence de métaux non ferreux. C'est ainsi que sont apparus les "broyeurs déchiqueteurs ", énormes moulins destinés à broyer les voitures et autres ferrailles légères en petits morceaux, permettant ainsi la séparation du fer, des métaux non ferreux et des stériles.
A partir d'une ferraille de basse qualité, de telles installations permettent aujourd'hui de préparer un produit haut de gamme très apprécié par les fours électriques.
Les fers de réemploi
Les fers de réemploi sont récupérés lors des démolitions d'ouvrages métalliques, démontages d'usines, de ponts, de charpentes, de voies ferrées, de machines, de réservoirs, de gros engins, etc ; également, dans les collectes, dans les ventes domaniales, débarras d'usines, de chantiers, et ramassages.
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| | DESTINATION | Les ferrailles, quelle que soit leur origine, sont utilisées en quasi- par la sidérurgie (essentiellement en aciérie), et par les fonderies de fonte et d'acier. (Un très faible pourcentage de la ressource va à l'électro-métallurgie et au relaminage).
La consommation française est de l'ordre de 7 millions de tonnes, dont environ 6 millions de tonnes pour la seule sidérurgie. Mais ce chiffre devrait croître en raison de l'augmentation des capacités de fusion électrique de la sidérurgie.
Les tonnages exportés sont d'environ 4 millions de tonnes, dont environ 1,5 million de tonnes à destination de l'Italie et 1,4 million de tonnes vers l'Espagne.
Les importations sont de l'ordre de 1,5 million de tonnes.
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| | FINALITE | La profession exerce aujourd'hui un véritable métier de dépollueur et constitue un maillon incontournable pour le recyclage écologique des métaux, en assurant la régénération perpétuelle de la matière.
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